Évaluation de la dépendance d’une personne âgée

Cette évaluation aura pour but de donner les moyens d’analyse et de mesure dans une situation complexe. Ce regroupement d’informations caractéristiques et la transformation d’éléments qualitatifs en valeurs quantitatives, associée à des facteurs de pondération, produiront un résultat concis qui rendra compte de l’ensemble de la réalité. Cette simplicité de résultat autorisera alors, la communication avec une perte minimum d’information.

Quels sont les buts exacts de cette évaluation ?

Évaluer la personne âgée. Cette évaluation tendra à viser les déficiences et les incapacités de cette personne. Telle : L’évaluation de la marche permettra de repérer les troubles de l’équilibre et de la coordination.

D’une manière générale, cette évaluation va permettre à l’équipe de soins de :

  • Repérer les déficiences et incapacités qui retentissent sur l’environnement.
  • D’établir un plan de soins destinés à limiter le handicap.
  • De communiquer avec d’autres acteurs de la santé.
  • De suivre une même personne en évaluant son incapacité au cours du temps.

Évaluer la charge en soins. L’organisation des soins nécessite une adaptation à la dépendance de la personne soignée. L’évaluation infirmière mesurera le temps passé par les soignants sur une personne, ou plus largement sur un groupe de personnes au sein d’une unité fonctionnelle, d’un service ou d’un établissement. De plus, les gestes consommateurs de temps comme les aides à la toilette ou à l’alimentation seront alors privilégiés.

Évaluer le coût de la dépendance. Cette dépendance va automatiquement engendrer un coût direct en aide technique, relativement aisé à évaluer. Par contre, l’évaluation des coûts indirects sera plus complexe à apprécier. Telles : le retentissement de la dépendance sur les familles, celle des aides humaines qui impliquera des aidants naturels ou des acteurs sociaux. Cette difficulté augmentera avec la multiplicité des financeurs. Certains coûts étant à la charge de l’assurance maladie, d’autres par l’État. Tandis que les coûts sociaux seront à la charge de la personne âgée ou de sa famille (obligation légale) et à défaut des collectivités locales, selon les pays.

Chaque compagnie d’assurances selon les pays de résidence ont à leur disposition des grilles, en voici à titre d’exemple celle-ci :

http://www.bing.com/videos/search?q=evalutaion+d%C3%A9pendance+personne+%C3%A2g%C3%A9e&qs=n&form=QBLH&scope=video&pq=evalutaion+d%C3%A9pendance+personne+%C3%A2g%C3%A9e&sc=0-14&sp=-1&sk=&cvid=c4ec4ea5db244284b0db39460930254c#view=detail&mid=2DF6906FB0DC13075A3F2DF6906FB0DC13075A3F

Évaluer la dépendance dans une population à domicile. Il s’agit de la démarche visant à la répartition des moyens financiers et humains dans une organisation sanitaire efficiente. L’analyse des causes de dépendance sur une population utilise des outils d’évaluation centrés sur des pathologies pourvoyeuses d’un nombre important de sujets dépendants. Ces outils devront pouvoir dépister rapidement et à grande échelle des signes associés ou prédictifs de ces pathologies. L’appréciation des moyens sociaux mis à la disposition des personnes âgées et l’évaluation de celles-ci en institutions, représente une autre cible des enquêtes à l’échelle de la population.

Validation d’un instrument d’évaluation. Les deux principales qualités recherchées pour un outil d’évaluation seront sa validité et sa reproductibilité. Un instrument, pour qu’il soit valide, doit être de mesurer réellement ce qu’il est sensé mesurer. Une grille validée ne doit pas être modifiée, ni panachée avec une autre. Il est indispensable qu’une grille soit utilisée en respectant les règles de recueil des différentes variables et les consignes des résultats. En résumé, une grille d’évaluation de la dépendance ne peut servir qu’à évaluer la dépendance et non autre chose.

Choix des instruments d’évaluation de la dépendance. Lors d’une évaluation de la dépendance, les instruments validés seront choisis en fonction de la qualité de leur validation et du but de celle-ci. La détermination des capacités d’un individu pour les gestes courants relatifs au corps serviront à connaître les besoins en soins corporels, habillement, toilette, transfert, continence et alimentation. Cette grille simple et rapide à renseigner est bien validée, et même considérée comme une référence dans la littérature internationale. De plus, cette grille prédit fortement le pronostic en termes de morbi-mortalité. Lors de l’évaluation de la dépendance chez des sujets âgés vivant à leur domicile, il deviendra nécessaire d’évaluer les activités courantes qui nécessiteront l’évaluation des activités courantes nécessitant une utilisation des fonctions cognitives dites instrumentales. Ces activités ainsi évaluées détermineront donc la capacité d’utiliser le téléphone, faire des courses, préparer un repas, faire le ménage, laver du linge, faire un voyage, prendre des transports urbains, prendre un traitement médicamenteux et gérer un budget personnel. Cette échelle fait référence, et il convient de souligner que le sujet évalue lui-même ses capacités. Il faudra, néanmoins, envisager une vérification auprès des proches, voire une mise en situation, un test (utilisation du téléphone, préparation de médicaments) permettant ainsi de dépister les premiers troubles des fonctions exécutives, parfois les premiers signes d’une démence régénératrice de type Alzheimer.

Appartement personnes âgées

 

Formation du personnel en maison de retraite

De toute évidence, il faut bien reconnaître que de nos jours, on vit de plus en plus longtemps.

Nous devrions nous en réjouir, bien entendu, mais cela ne doit pas nous faire oublier que ces dernières années de vie vont engendrer de nouvelles prestations à prévoir. Celles de ne plus pouvoir vivre seul chez soi, quand la famille ne peut pas ou ne veut pas assumer cette charge. Ou éventuellement avoir opté pour une incorporation dans une résidence pour personnes âgées.

Mais qu’elle que soit la solution adoptée, faut-il encore pouvoir bénéficier des meilleures capacités d’accueil d’accompagnement et de soin d’un personnel  parfaitement satisfaisant. Si l’on devait occulter les inquiétantes images de maltraitance ou en sens contraire  un excès d’optimisme, on ne doit pas oublier que ce saut dans l’inconnu est bien  la création d’une nouvelle communauté humaine.

Si auparavant, les établissements gérontologiques pouvaient être considérés comme des mouroirs, des hospices, aujourd’hui la réalité de la vie en résidence pour personnes âgées ne correspond plus à cette image. Cependant, la gérontologie reste, parfois, le parent pauvre du système médico-social. Les résidents en maisons de retraite ne bénéficient pas encore d’une qualité de vie digne de ce nom.

Il existe pourtant des formations bien spécifiques dispensées par des écoles spécialisées qui forment toute la panoplie d’un personnel nécessaire pour assurer le bien-être des résidents en maisons de retraite pour personnes âgées. A titre d’information, voici une petite vidéo :

Voulez-vous découvrir le personnel d’une maison de retraite ?

Au cours d’une visite dans une maison de retraite, outre une discussion avec la direction, il serait préférable de mieux appréhender le personnel qui la compose, celle-ci constituant une véritable équipe.

Une équipe où chacun d’entre eux a bien un rôle bien spécifique et souvent généralement méconnu par le commun des mortels.

Voici un petit tour d’horizon d’une équipe des professionnels au service des personnes âgées :

  • La direction de l’établissement. Le rôle de « chef d’orchestre » est dévolu à son directeur. Il a la responsabilité de l’ensemble du personnel sous ses ordres et est le garant du bon fonctionnement de la résidence qu’il dirige. Il assure le budget, l’approvisionnement, les relations avec les familles en visite. C’est le véritable fédérateur pour renforcer la solidarité de son équipe au service des résidents et de leur famille.
  • L’équipe soignante. C’est un médecin qui a la responsabilité de l’équipe soignante. Son objectif est la prise en charge gériatrique optimale des résidents qui lui sont confiés. Il doit parfaitement déterminer les priorités des soins internes, mais également ceux pratiqués par des prestataires de soins externes à l’établissement. Il a également la responsabilité des dépenses de santé et doit assurer une formation gériatrique continue du personnel sous ses ordres.
  • L’équipe d’accueil et d’hébergement. Très souvent, les maisons de retraite ont un responsable de l’hébergement et de la vie sociale. En coordination avec le directeur, il assure la responsabilité de l’hébergement, du confort des résidents et du niveau des prestations hôtelières (chambre, linge, alimentation, animation). Cette équipe est principalement composée d’un cuisinier, d’un responsable technique veillant au bon fonctionnement des installations, d’agents des services hôteliers en charge de l’entretien des locaux, des chambres et des espaces communs. Enfin une animatrice chargée de créer une vie sociale au sein de l’établissement. Son rôle est très important pour assurer le bien-être des résidents.
  • Les intervenants extérieurs. En plus d’une équipe interne présente en permanence, il y a aussi une multitude d’intervenants externes du domaine socio-médical. Pour n’en citer que quelques-uns, il y a : les kinésithérapeutes ou physiothérapeutes, médecins généralistes ou spécialistes, psychologue, manucure, pédicure, coiffeur etc. Ou encore des ateliers d’animations (musique, peinture par exemple)

Journée d’une aide-soignante ?

Comment se déroule leur journée ? Quels sont les moments clés et comment répondre, au mieux, aux besoins des résidents d’une maison de retraite.

  • Huit heures. Si pour la plupart des résidents, c’est le bruit des charriots dans les couloirs qui annoncent le signal imminent du petit-déjeuner, pour le personnel c’est le moment d’aider les plus dépendants pour les alimenter, effectuer la toilette.
  • Vie quotidienne. C’est en fonction du degré de dépendance des résidents que le personnel devra assurer tout ce qui se passe dans une vie quotidienne, comme se changer, se déplacer, se lever, se coucher, manger, boire etc. Très proches des résidents, les aides-soignantes sont celles qui sont à l’écoute, à l’observation.
  • Quinze heures. C’est à ce moment-là, celui du repos des résidents, que l’heure est venue pour la transmission quotidienne, celle de l’état de santé des résidents. Les aides-soignantes connaissant bien les résidents sont à même de déceler des changements de comportements qui ont leur importance du point de vue médical. 
  • Dix-sept heures. C’est la répétition des différentes charges de la matinée, soit les repas et ensuite le coucher des résidents.

Pour tout savoir sur le personnel de la Résidence du 1313 Chomedeyhttp://residencepourainesalaval.wordpress.com/